Non classé

C'est l'été, vous avez pris des jours de congés et vous vous posez la question cruciale de savoir comment vous allez vous nourrir pendant cette période. Faut-il cuisiner soi-même ou ne faire qu'aller au restaurant ?



dzdzd

« EN VACANCES J'OUBLIE TOUT, MÊME LE PRÉNOM DE MES ENFANTS ».

ANONYME.

dzdzd

Faut-il se contenter de mettre les pieds sous la table d'un restaurant ? Ou faut-il nécessairement préparer quelques petits plats de temps en temps afin de donner du sens à sa vie ?  « En vacances, je ne fais rien du tout », indique le professeur de dessin Bernard Pinceau, coauteur avec Christine Pinceau de Ma compagne m'agace (Ed. Aquarelles, 2017). « J'ai avant tout besoin de décompresser pour me libérer des pressions constantes que je subis tout au long de l'année. Plus je cuisine en vacances et plus je vois apparaître des tensions, mon diabète augmente et j'ai beaucoup plus de flatulences ». D’où l’intérêt, parfois salvateur, de ne rien préparer du tout. Mais cela n'est pas sans impact sur le budget repas des vacances, qui peut alors largement exploser, « ce qui peut être un problème » reconnaît le professeur. Mais « partir en vacances seul, sans sa compagne, a le mérite de réduire de moitié ses frais de repas ».

Pour autant, la période des congés ne doit pas forcément être synonyme d'inactivité culinaire totale. « Non seulement je continue de cuisiner de bons petits plats lorsque je suis en vacances, mais je les emporte avec moi dans toutes mes activités », indique l'infirmière-comptable Sylvie Laplace. « Il m'est arrivé de faire du jet-ski avec mon plat de couscous sous le bras, ou de sauter en parachute avec une fondue savoyarde ». Cela me rassure, poursuit-elle, car « il existe un lien très fort entre moi et mes plats, je les considère comme mes enfants, je ne peux pas vivre en étant séparés d'eux ». 

 

 « IL M'EST ARRIVÉ DE FAIRE DU JET-SKI AVEC MON PLAT DE COUSCOUS SOUS LE BRAS ».

SYLVIE LAPLACE, INFIRMIÈRE-COMPTABLE.

 

Même en vacances, il n’est pas si aisé de déconnecter de ses contraintes quotidiennes. Les enfants continuent de réclamer de la nourriture, le soleil continue de s'éteindre, le fil du T-shirt continue de se coincer dans la fermeture du blouson. Or, « en vacances, le changement de rythme oblige à faire des choix, à décrocher des obligations pour laisser de la place à nos envies, au moment présent et au pain complet », estime la psychologue-boulangère Théodora Garnier-Bandura. Il est ainsi très important « de communiquer à son entourage ses intentions et ses priorités pendant ces congés. Par exemple, je vois souvent des gens qui consomment du pain de seigle sur la plage. Moi, je déteste le pain de seigle et je déteste tous ceux qui en consomment. Et bien, je n'hésite pas à aller voir ces gens pour leur expliquer à quel point ils sont stupides, et j'encourage tout le monde à faire de même », indique Théodora Garnier-Bandura

 

 

La cuisine en vacances est donc à considérer comme une parenthèses enchantée nous donnant l’opportunité de nous connecter à nous-mêmes, à nos besoins et à nos plats. En vacances, il est important de se placer dans l’instant présent, pour mieux s’écouter, accéder aux prises de conscience qui conduisent aux changements parfois nécessaires. Cela permet de reprendre contact avec soi-même et de trouver ses propres clés pour être autonome dans son processus de bien-être. Alors, cuisine, pas de cuisine ou pain complet cet été ?

2 réflexions au sujet de «  »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

dix-huit + treize =